Les risques en randonnée en montagne : les connaître pour les éviter

par | 1 juin 2022 | Randonnée / trekking : trucs et astuces

Les risques en randonnée en montagne sont multiples. Il est important de les connaître afin d’en éviter les conséquences parfois dramatiques car la montagne reste imprévisible.

Aujourd’hui, il existe de multiples sentiers sécurisés sur lesquels vous pouvez vous faire accompagner par un guide. Vous limitez alors les risques mais ils ne disparaissent pas pour autant.

L’élément à retenir, c’est qu’il n’existe pas de risque zéro en montagne.

Les randonnées en montagne doivent faire l’objet d’une importante préparation pour anticiper au maximum le terrain, le climat montagnard, l’environnement mais aussi les conditions météorologiques qui peuvent très vite changer. Plus vous anticipez cela, plus vous allez réduire les risques en randonnée en montagne.

Les risques en randonnée peuvent aussi être liés à vous-même. Un manque de préparation physique, un coup de moins bien ou une prise de risque inutile constituent autant de risques qui peuvent avoir des conséquences graves.

Dans cet article, on évoque les risques en randonnée en montagne afin que vous les connaissiez pour savoir les anticiper.

Navigation rapide :

  1. Prévoir la météo pour anticiper les risques en randonnée
  2. Les risques en randonnée en montagne : le froid
  3. Les risques de déshydratation
  4. Les risques liés aux mauvaises chaussures
  5. Les risques liés à l’altitude
  6. La faune et la flore
  7. Votre condition physique et les risques de blessures

 

1/ Prévoir la météo pour anticiper les risques en randonnée

Avant de partir en randonnée en montagne, la préparation est la première étape importante à ne pas négliger. En effet, c’est une étape qui va vous permettre d’éviter certains risques lors de votre randonnée.

Tout d’abord, renseignez-vous sur les conditions météorologiques. Avant de partir en randonnée, il est primordial de regarder la météo via la télévision, les sites Internet ou une application mobile. Les informations auxquelles il faut prêter une attention particulière sont :

  • les orages avec le risque d’attirer la foudre
  • les températures avec un risque d’hypothermie
  • le brouillard peut vous faire perdre votre chemin
  • les nuages annoncent beaucoup de choses
  • les précipitations auxquelles savoir s’adapter

Attention : les conditions sur le terrain peuvent être différentes de ce qu’annoncent les prévisions ! Le temps en montagne évolue très vite, il faut donc sans cesse observer les évolutions pour réagir à temps.

Des randonneurs pris dans le brouillard en montagne

N’oubliez pas : si vous partez seul, vous devez être géolocalisable facilement. Vous pouvez avoir un équipement sur vous qui permet de voir où vous vous situez en direct afin de vous retrouvez rapidement.

Il peut s’agir d’un GPS, d’une balise ou même d’une application sur votre smartphone.

Prévenez au moins vos proches quand vous partez en leur disant où vous allez et à quel moment vous comptez revenir.

 

2/ Les risques en randonnée en montagne : l’équipement

Des vêtements chauds

 

En plus des conditions météorologiques que vous devez consulter à l’avance, le climat montagnard est très atypique. La température varie très rapidement en altitude. Plus vous allez progresser, plus le mercure va descendre

Une technique simple vous permet de vous prémunir des éléments : c’est la méthode des trois couches.

 

Sacs de randonnée

 

Les 3 couches

 

La méthode des trois couches vous permet de vous protéger des éléments extérieurs (pluie, vent, froid, neige…). Le principe est de superposer 3 couches qui vont vous permettre de rester au chaud et au sec durant votre trek.

La première couche va vous permettre d’évacuer la transpiration due à l’effort pour rester au sec et éviter que l’eau reste à la surface de la peau et vous donne une sensation de froid. La seconde couche va conserver la chaleur de votre corps pour vous protéger du froid. Puis la dernière vous protégera des éléments, c’est une couche imperméable et coupe-vent.

Bien sûr, avec ces 3 couches vous devez faire en sorte de vous adapter à toutes les conditions. Veiller à choisir des vêtements techniques qui vous éviteront une transpiration abondante. Ensuite, c’est à vous de gérer selon votre ressenti vous changer de couche.

 

Un sac à dos pas trop lourd

 

Puis, au niveau de votre sac à dos, il faut veiller à emporter uniquement le nécessaire. Un sac à dos trop lourd vous mettra en difficulté. Pour les treks de plusieurs jours en itinérance comme le Tour du Mont Blanc liberté, n’hésitez pas à demander des précisions aux guides Watse. Notamment des conseils sur les choses à emporter : les vêtements, c’est souvent ce qui n’est pas optimisé.

 

3/ Les risques de déshydratation

 

Dans votre sac à dos, emportez de l’eau et de quoi vous alimenter. La déshydratation, la faim ou encore le manque de sucre sont des risques réels en montagne.

Partez avec un minimum d’un litre et demi d’eau dans votre sac à dos. Pensez aussi à boire petit à petit durant votre journée de randonnée et à recharger votre contenant dès que vous avez un point d’eau potable à disposition.

Il est aussi impératif de toujours avoir une barre de céréales ou tout autre petit encas dans votre sac à dos en cas de besoin. La randonnée est une activité physique qui sollicite vivement votre corps : fournissez-lui le carburant dont il a besoin pour fonctionner !

 

4/ Les risques en montagne liés à des mauvaises chaussures de randonnée

 

Paire de chaussures de randonnée montantes

 

Le plus important dans votre équipement de randonnée, c’est certainement vos chaussures. Si elles ne sont pas adaptées à votre sortie et aux terrains que vous traversez, vous risquez de vous blesser.

Chaque randonnée a son type de chaussures. Généralement, on conseille les tiges basses pour les sentiers faciles avec peu de dénivelé et les chaussures à tige haute pour la haute montagne.

Aujourd’hui, on trouve des chaussures “mid” qui sont mi-montantes : un compromis entre le haut et le bas qui convient pour la moyenne montagne.

Choisissez également des chaussures de randonnée avec des semelles qui vous fournissent une bonne accroche. Sans cela, la chute est presque garantie !

Enfin, nous vous conseillons d’opter pour des chaussures imperméables et respirantes. Ainsi, l’humidité ne s’y accumulera pas et le risque d’ampoules sera diminué.

 

5/ Les risques en randonnée liés à l’altitude

 

Echelles fixées sur la montagne

Le mal aigu des montagnes (MAM)

 

Quand on progresse en randonnée en montagne, on cherche souvent à aller de plus en plus haut.
Cependant, en montant, l’air devient rare et on peut avoir du mal à respirer correctement, surtout lorsque l’effort est intense !

Pour éviter les vertiges et le mal aigu des montagnes, il faut rester vigilant. Lorsque vous ressentez un essoufflement fort, ralentissez votre progression.. N’hésitez pas à multiplier les pauses et à réduire l’allure !

Généralement le mal aigu des montagnes se fait ressentir lorsqu’on monte trop vite en altitude ou que l’on se trouve à une hauteur à laquelle on n’est pas habitué. Il peut survenir dès 2500 mètres d’altitude !

Une solution: écoutez votre corps.

 

Les vertiges et la peur du vide

 

L’altitude peut également causer des vertiges chez certains marcheurs. Si vous êtes propice à cela et que vous manquez de lucidité à cause de l’effort, une perte d’équilibre au mauvais endroit constitue un risque réel.

Afin d’éviter de vous mettre en difficulté, renseignez-vous sur le parcours sur lequel vous allez vous engagez.

Certaines randonnées vous imposent des sentiers en balcon, le passage de crête, des cols, des sommets, des descentes raides, des passages d’échelles… Autant d’éléments qui vous exposent au vide.

Si vous êtes sujet au vertige, n’hésitez pas à marquer des pauses avant de franchir les passages exposés pour faire attention à chacun de vos pas.

N’hésitez pas non plus à faire demi-tour si le vertige est trop grand !

Pour contrôler cette peur, vous pouvez réaliser des randonnées avec un accompagnateur afin de bénéficier de l’encadrement d’un professionnel. Ce dernier vous aider à mieux appréhender la hauteur.

 

6/ La faune et la flore : un risque en montagne ?

 

Photo d'un chamois

 

La vie animale et la végétation en montagne ne sont pas entièrement inoffensives !

Il faut savoir que certaines espèces peuvent représenter un risque pour vous, les marcheurs. C’est notamment le cas des insectes tels que les guêpes, abeilles ou les frelons. Le risque est de vous faire piquer par un insectes et d’avoir une réaction plus ou moins grave.

Il est également possible (mais peu probable) que vous croisiez des serpents sur votre chemin. En France, ils sont plus ou moins dangereux : les vipères sont venimeuses mais les couleuvres ne sécrètent pas de venin. La seule solution vis-à-vis de la faune sauvage est d’être vigilant, de ne pas provoquer ou déranger ces animaux afin d’éviter toute piqûre ou morsure.

Les plantes peuvent également être dangereuses. Dans certains pays, on trouve des fleurs dont un simple contact suffit pour causer des brûlures.

Cependant, dans nos contrées, il suffit de ne pas ingérer des plantes que l’on ne connaît pas pour se prémunir de la plupart des risques.

 

7/ Votre condition physique et les risques de blessures

 

La randonnée est un sport qui demande une bonne condition physique. Tous les muscles et articulations sont sollicités. Ce type de marche fait travailler toutes les parties de votre corps.

Les risques physiques les plus courants en randonnée sont :

  • Les ampoules, quasiment inévitables sur les longs treks. Elles peuvent rapidement être soulagées avec des pansements spéciaux.
  • Les entorses souvent de la cheville et du genou surgissent soudainement lorsque vous êtes fatigués ou que le sentier est plein de cailloux.
  • Les coups de soleil, ça paraît bête mais chaque année de nombreux randonneurs reviennent brûlés par le soleil. On y pense pas forcément mais même s’il fait moins chaud en altitude les rayons du soleil sont tout de même violents. Une crème solaire d’indice 50 est plus que recommandée pour vos randonnées d’été.

Néanmoins, vous pouvez limiter les risques de blessures en vous entraînant. L’échauffement vous permet de réduire les risques d’entorse. De plus, avoir un équipement adapté limitera les entorses de la cheville. Pensez à porter des chaussures montantes ou “mid” qui maintiendront votre cheville. Puis, s’aider de bâtons peut être utile si vous êtes à l’aise avec leur utilisation. Les bâtons maintiennent votre équilibre et peuvent vous éviter des chutes. Ils peuvent aussi soulager vos articulations dans les descentes.

 

Et en cas de blessure : que faire ?

C’est toujours bien d’avoir une trousse de premier secours dans votre sac à dos. Ainsi, en cas de chute vous pourrez désinfecter la plaie avec une compresse et du désinfectant. Puis, mettre un bandage ou un pansement si nécessaire. Cependant, en cas d’entorse ou de blessure trop grave, inutile de forcer, immobilisez-vous et appelez les secours.

En gardant ces éléments à l’esprit, vous pourrez prendre les précautions nécessaires avant et pendant votre randonnée pour éviter un maximum de risques. La montagne est belle mais technique et parfois dangereuse, c’est pour cela qu’il est primordial d’être préparé et informé.

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