Le TOUR DU MONT BLANC de CamilleAvant de refermer le grand livre de ce TOUR DU MONT BLANC, mon petit carnet et enregistré quelques photos, je ne peux m’empêcher de donner mes impressions.
Bien sûr, le temps, que nous n’avions pu réserver en plus du guide muletier Robert, de sa charmante intendante/épouse et de Monseigneur fût exceptionnellement beau, d’une limpidité automnale durant toute la semaine.
Nous avons donc profité tout au long de cette RANDONNEE mythique de paysages grandioses surtout depuis les cols, tutoyant presque les glaciers qui s’épuisent en laissant à nu des toboggans dallés et tout au-dessous leurs moraines grises. Le sentier toujours nous surprend en variant l’effort à travers les pâturages, les pierriers, les forêts, les gués, en dégringolant dans les vallées sombres, en longeant des surplombs impressionnants ou bien des torrents, des lacs. Les étapes nous font traverser des villages, des fermes pour chaque soir conduire le groupe au refuge/dortoir (judicieusement choisi) où l’accueil chaleureux, la douche, la soupe épaisse et le plat consistant bordent même les plus intrépides.
Mais surtout, je me permets de rendre hommage aux gardiens des refuges, aux bergers, à notre guide et son mulet. La vie locale, l’architecture, la géologie, la botanique nous sont commentées tout au long du parcours lors de pauses bienfaitrices, à notre convenance. Robert possède deux mulets et Monseigneur fut notre serviteur durant la semaine. Leur complicité a donné tout son sens et son attrait à notre périple. Il faut admirer son agilité, une véritable araignée sur les plaques granitées ou marbrées du col du Bonhomme, dans la pente des Fours, sur les dalles entre les arbres avant l’alpage de Bovine où il nous a fallu quand même reprendre nos sacs durant deux cents mètres (de dénivelé), L’animal choisit son passage puisque la longe a du mou. Oui, de nombreux mulets sont aptes à de telles performances mais Monseigneur (mot d’ailleurs que j’ai eu du mal à prononcer) vient au licol sans aucun artifice, grimpe ou dégringole le sentier d’un pas ample d’une grande sûreté grâce à ses fers adaptés munis de pointes de tungstène! ça colle entre eux.
Et puis, si Robert modeste et passionné, a besoin d’aide, il a la chance d’avoir un ami, un homme précieux, comme il dit. En effet, Francis, des Contamines, maréchal-ferrant, ne connaît pas de sot métier mais connaît les mulets. Ce guide de haute montagne depuis le plus jeune âge, grand voyageur, sait les soigner, répare aussi les harnais, sa retenue m’interdisant d’ajouter tant d’autres savoirs.
Je souhaite à la petite entreprise familiale de Robert (déjà très connu, reconnu et apprécié) de nombreux tours pour faire profiter au plus grand nombre, de ce fameux TOUR DU MONT BLANC, ainsi que d’autres périples sélectionnés.
Camille (Charente)
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